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 « Il est temps de réaffirmer
la compétence légitime
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ce pouvoir des « n'importe qui »
toujours dénié par les élites
auto-proclamées. »


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Mercredi 18 novembre 2009
 


« Rendre le courant aux militants, tout simplement. »


L’Espoir à Gauche n’appartient à personne, et un courant n’est rien d’autre que des militants et responsables socialistes qui se regroupent à un moment donné pour faire valoir leurs idées au sein du parti.

Ségolène Royal a toujours mis un point d’honneur à respecter scrupuleusement ces règles du jeu en n’ayant jamais eu le moindre le mot ni fait le moindre geste visant à détourner l’Espoir à Gauche de ses objectifs initiaux.

On peut l’accuser de tout ce qu’on veut, mais certainement pas d’avoir soumis le courant à ses intérêts personnels. J’espère que les commentateurs de la vie politique auront l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître : une telle exigence n’est pas la chose la mieux partagée au sein du Parti Socialiste, et mériterait d’être remarquée, sinon saluée.

A Dijon, Vincent Peillon a brutalement changé les règles du jeu : nous ne pouvons faire autrement qu’en prendre acte, et chercher dans le meilleur état d’esprit possible une nouvelle manière de travailler ensemble, entre socialistes. 

La mission que Ségolène Royal nous a demandé, avec Jean louis Bianco et Gaétan Gorce,  de conduire au sein du courant n’a donc rien d’une « reprise en main » et ne revêt aucun caractère militaire : c’est une mission de clarification dans le seul but de rendre aux militants ce qui leur appartient, dans le seul intérêt du parti et de l’idée que les Français peuvent se faire de la politique.

Pour ma part, je n’ai aucun goût pour les manœuvres d’appareil mais je n’accepte pas l’autorité des chefs autoproclamés ni pour moi, ni pour les autres.

Les  militants qui soutiennent Ségolène Royal ont été suffisamment floués comme ça  pour ne pas se retrouver pris en otage par qui que ce soit, et c’est la même chose pour tous les autres qui n’ont pas demandé à se ranger derrière un Général de Brigade, mais à travailler sereinement pour le retour d’une gauche moderne et crédible au pouvoir.

Contribuer à ce que la logomachie stérile prenne fin au plus vite, et que chacun retrouve un cadre clair dans lequel assumer ses responsabilités : c’est ni plus ni moins ce que Ségolène Royal nous a demandé de faire avec tous ceux qui voudront nous y aider.


Communiqué de Najat Vallaud-Belkacem
Adjointe au Maire de Lyon, conseillère générale du Rhône
Porte parole de Ségolène Royal.

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Mardi 17 novembre 2009

Les Françaises plébiscitent le chèque

contraception de Royal

 
 


Des pilules contraceptives.
Des pilules contraceptives./ SIERAKOWSKI / ISOPIX / SIPA

Le sujet fait débat dans la sphère politique pas chez les Françaises. Selon une enquête Ifop-20 Minutes, 67 % des femmes interrogées sont favorables au chèque contraception à destination des lycéennes que Ségolène Royal a mis en place en Poitou-Charentes. D'un montant global de 144 euros, ces chèques donneront notamment droit à une consultation médicale et à un traitement contraceptif de six mois. Si les 65 ans et plus sont plus circonspectes (52 % d'avis favorables), les 18-24 ans approuvent très largement la mesure (79 % de réponses positives), tout comme les 35-49 ans (70 %). Or, c'est dans cette tranche d'âge que l'on retrouve justement le plus de mères d'adolescentes.



« Ségolène Royal savait qu'elle allait susciter le débat politique. Mais comme par le passé, elle démontre une certaine capacité à « sentir » l'opinion et à faire des propositions qui remportent l'adhésion du public », analyse Jérôme Fourquet, directeur adjoint au département Opinions de l'Ifop, qui y voit le moyen pour la présidente de Poitou-Charentes de « revenir dans le débat politique au sens noble du terme ». En fin de semaine dernière, le ministre de l'Education, Luc Chatel, s'était prononcé contre la mesure. Tout comme la présidente du Parti chrétien-démocrate, Christine Boutin, qui a dénoncé un projet scandaleux. 

Charlotte Mannevy

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Lundi 16 novembre 2009

Nous ne gagnerons pas divisés



Ségolène avait toute sa place à Dijon.

Elle avait sa place comme n’importe quel socialiste mais aussi pour avoir été celle qui a porté la première le projet qui est à l’origine de l‘Espoir à Gauche.

La coalition ‘arc-en-ciel’, c’est elle, et elle était bien évidemment la bienvenue.

Les médias ont beau jeu aujourd’hui de substituer ce débat ‘Ségolène Royal contre Vincent Peillon’ aux questions de fond auxquelles ils ne se seraient probablement pas intéressés autrement.

Nous leur servons là un prétexte bien inutile.

La présence de Ségolène aurait du être une caisse de résonance.

J’aurais aimé que Vincent l’entende ainsi.

Si certains ont pu regretter que Ségolène Royal ne prenne pas toute sa place dans le courant jusqu’à aujourd’hui, nous ne pouvons que nous réjouir à présent qu’elle revienne sur ce terrain là.

En 2012 nous ne gagnerons pas divisés, c’est la seule chose dont nous pouvons être sur. Il s’agit donc plus que jamais de nous remettre à la tache. Ensemble.

Ne nous arrêtons pas en si bon chemin, le prochain rendez-vous est fixé au 23 janvier prochain pour parler de la sixième République.

 

Jean Louis Bianco

Député des Alpes de Haute-Provence,

Président du Conseil général.

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Lundi 16 novembre 2009
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Vendredi 13 novembre 2009
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Vendredi 13 novembre 2009

Ségolène Royal lance la production des premières
voitures électriques

 



Ségolène Royal, présidente PS du conseil régional de Poitou-Charentes, a lancé vendredi à Chauvigny (Vienne) la production des premiers véhicules électriques, a constaté un journaliste de l'AFP.


"Il s'agit d'une première en Europe: la production du premier véhicule électrique de nouvelle génération, c'est-à-dire un véhicule à bas coût, grand public, disposant de batteries rechargeables chez soi", a expliqué Mme Royal.


Le SimplyCity, qui se décline en quatre versions, est développé par la société Eco & Mobilité, basée à Chauvigny. C'est un véhicule électrique utilitaire conçu pour tous les transports de proximité, notamment pour les collectivités et les grandes entreprises.

La présidente de région, au volant d'un SimplyCity pick-up, a roulé quelques minutes autour du site de production.


"Ce véhicule est le produit d'un pari, né en janvier 2008. Nous l'avons réalisé en faisant confiance à toute une filière industrielle de notre région et en respectant nos engagements: un véhicule électrique, écologiquement conçu, fabriqué entièrement en Poitou-Charentes et au prix de 5.000 euros", a-t-elle précisé.


Le SimpliCity, qui sera commercialisée au printemps 2010, disposera d'une autonomie de 80 à 150 km selon le type de batteries et sa vitesse maximale est de 90 km/h. Suivant la version, il peut transporter d'une à quatre personnes.


"Sa consommation d'énergie est dix fois moindre qu'un véhicule traditionnel. Il est symbolique de l'époque qui s'ouvre devant nous. Une époque où nous nous devons d'être responsables pour sauvegarder l'environnement, d'être inventifs et créatifs", a conclu Ségolène Royal.

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Vendredi 13 novembre 2009
  •  
  • Vendredi 13 novembre 2009:

  • 15 h conférence de presse sur la contraception gratuite devant le lycée Le Dolmen à Poitiers, avec Le planning familial, les syndicats d'enseignants, les associations de parents d'élèves

  • Samedi 14 novembre 2009:
  •  
  • Participation à un séminaire sur l'éducation à Dijon à l'invitation de François Rebsamen !
    Il s'agira pour Ségolène Royal de venir féliciter et encourager ses amis engagés dans une réflexion de fond sur un sujet qu'elle considère et a toujours considéré comme majeur pour l'avenir, celui de l'éducation.
  • Dimanche 15 novembre:

  • 15h à Niort-la-Crèche grande réunion "Poitou-Charentes en avant", venez construire la suite.

  • Lundi 16 novembre:

  • 8h20 - Ségolène Royal sera l'invitée de Nicolas Demorand dans le 7/10 de France Inter

  • Mercredi 18 novembre:

  • 16h30 - Conférence de presse au Congrès des Maire, porte de Versailles sur les véhicules propres et présentation de la Simplicity, premier véhicule électrique régional à bas coût, dont la mise en production a été lancée ce vendredi matin 13 novembre ( hall 2.3, au stand de la Région Poitou-Charentes - stand K. 06)

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Vendredi 13 novembre 2009
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Mardi 10 novembre 2009

"Faire tomber les murs qui balafrent encore

l'idéal de liberté"

Présente lundi à Berlin pour suivre les commémorations de la chute du Mur, Ségolène Royal a répondu aux questions de La Tribune.

Elle s'est également exprimée devant l'Institute for Cultural Diplomacy sur les événements de l'année 1989.

SÉGOLÈNE ROYAL


Etes-vous en faveur d'un président du Conseil européen fort ou plutôt d'un organisateur?

Dans un premier temps, il est évident que sa fonction sera d'organiser une nouvelle donne. Mais rapidement, il faudra qu'il incarne tout un continent avec charisme si l'on ne veut pas qu'à peine créé, ce rôle soit disqualifié.

Le casting se déroule ces jours-ci et on se dirige vers quatre hommes aux quatre postes clés à Bruxelles. Faudrait-il une femme à la tête du Conseil ?

Il est encore temps pour faire aussi émerger des femmes dans ce monde très masculin des institutions européennes. Une femme ou un homme... ce qui compte, c'est sa conviction pour faire avancer l'Europe et sa compétence. Il ou elle doit bénéficier de la confiance des chefs d'État et de gouvernement et donner une visibilité à l'Europe par son action et par sa parole.

Il règne une certaine opacité autour de cette désignation. Quelqu'un de fort peut-il émerger de cette façon ?

Effectivement, c'est l'impression que cela donne mais il est évident que quelqu'un de bien peut émerger. Il faut le souhaiter. À terme, c'est au suffrage universel que devra être désigné le président de l'Europe. Et cela n'enlèvera rien, contrairement à ce que l'on entend, à la légitimité des chefs des États-nations.

L'Europe est-elle assez ambitieuse politiquement selon vous ?

Je redis ici ma conviction : il faut aller beaucoup plus loin vers les Etats-Unis d'Europe. Il faut réaliser le rêve de Victor Hugo. J'ai la conviction que la crise sans précédent que nous traversons nous oblige à redéfinir une Europe à visage humain qui nous rende plus fort à l'échelle de la planète. La chute du mur de Berlin fut une étape décisive pour la réunification de l'Europe. C'est cette histoire qu'il faut maintenant accélérer en engageant un processus pour créer les États-Unis d'Europe.

Croyez-vous que Nicolas Sarkozy veuille d'un président fort à Bruxelles ?

S'il craint qu'un président fort à Bruxelles lui fasse de l'ombre, il a tort. C'est parce que l'Europe sera plus forte que chaque pays d'Europe le sera. L'histoire à écrire est plus grande que nous et les itinéraires personnels sont à mettre au service de cette histoire et pas l'inverse.

La gauche européenne a salué le travail de Nicolas Sarkozy durant la présidence française de l'Union. Etes-vous d'accord pour dire que le chef de l'Etat a replacé la France au cœur de l'Europe ?

Ce n'est pas lui qui a remis la France au cœur de l'Europe. La France a toujours été au cœur de l'Europe depuis sa fondation, depuis Jean Monnet. Et les présidents qui se sont succédé y ont contribué. Nicolas Sarkozy n'a fait que maintenir cette position. Il aurait pu faire beaucoup plus en étant notamment à l'offensive sur un problème concret qui a créé beaucoup de malheurs économiques et sociaux en Europe : celui des abus de la spéculation bancaire. Or, sur ce sujet-là, il n'a rien fait ou presque et la France aurait pu, et peut encore, être à l'offensive.

Le gouvernement songe à créer un poste de ministre franco-allemand au mois de janvier. C'est une bonne idée ?

Oui, c'est une bonne idée et d'ailleurs, c'est une proposition que j'avais faite lors de la campagne présidentielle : celle de créer un ministère commun franco-allemand du Développement économique.

Avec le traité de Lisbonne, la France va disposer de deux eurodéputés supplémentaires à Strasbourg. Mais contrairement à beaucoup d'autres pays européens, aucune décision n'a été prise avant les élections européennes sur leur mode de désignation. Qu'en pensez-vous ?

C'est très étrange ! C'est un raté institutionnel qui en dit long sur le peu de considération que le gouvernement actuel porte au parlement européen.

 

 

"Faire tomber les murs qui balafrent encore l'idéal de liberté"



Invitée d'honneur de l'Institute for Cultural Diplomacy pour le 20ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin, Ségolène Royal s'est  exprimée dimanche devant le congrès de cet institut. La présidente de Poitou-Charentes a tout d'abord évoqué la force de ces images que le monde entier a vécues :

"des mains qui se tendent, des corps qui se serrent, des familles qui se retrouvent, des concerts improvisés ; du grand Miroslav Rostropovitch jouant du violoncelle au milieu des gravats ; des groupes qui chantent, dansent, brandissent des drapeaux sur des morceaux de pierre tagués de graffitis, les coups de marteaux qui faisaient tomber ce mur ; de tous ceux qui en mettaient un petit bout dans leur poche comme on emporte un bout d'histoire"

Puis, elle a rappelé tous les ébranlements de l'année 1989 : "oui, 1989 fut une année mémorable, qui vit le peuple allemand mettre à bas un mur de honte, l'URSS retirer ses troupes d'Afghanistan, la Pologne élire un gouvernement non communiste, l'Afrique du Sud choisir Nelson Mandela pour abattre cet autre mur qu'était l'apartheid, Pinochet quitter enfin le pouvoir, le Brésil organiser lui aussi ses premières élections libres depuis 30 ans, la Hongrie ouvrir sa frontière avec l'Autriche et changer de gouvernement, la 'révolution de velours' triompher en Tchécoslovaquie, les régimes bulgares et roumains être renversés. N'oublions pas qu'en Chine aussi, les étudiants et bien d'autres avec eux avaient fait leur cet idéal. Mais là-bas, 1989, ce fut l'instauration de la loi martiale au Tibet et l'écrasement des démocrates de la place Tien An Men, que nous n'oublierons jamais. Aujourd'hui, en 2009, le peuple iranien puise aussi son inspiration de la leçon qui nous a été donnée par le peuple allemand de 1989."


Ensuite, elle a dénoncé tous les murs qui balafrent l'idéal de liberté :

"oui, le mur de Berlin est tombé, ce mur qui balafrait l'Allemagne depuis Aout 1961. Mais d'autres murs ont été érigés. Le mur de plus de 700 kms de long entre Israël et la Palestine, la barrière électrifiée qui sépare depuis 1953 les deux Corées, celle que l'Inde a érigé à sa frontière avec le Bangladesh, le mur qui sépare les Etats-Unis du Mexique, le mur de Chypre.
Il existe sur cette planète des dizaines de murs, physiques mais aussi socio-économiques, construits pour se protéger de l'autre, l'enfermer, l'encercler, le maintenir dans un ghetto, l'empêcher de se déplacer. Ces murs tomberont un jour comme est tombé le Mur de Berlin, par la force des peuples."Après avoir rappelé que la chute du mur avait trois dimensions historiques : la réunification de l'Allemagne, la fin de la guerre froide, et la réunification de l'Europe, elle a défendu une nouvelle fois la nécessité d'avancer sur l'union politique de l'Europe en créant les Etats-Unis d'Europe qui tôt ou tard s'incarneront dans un leader élu par les peuples. C'était la belle utopie de Victor Hugo. Elle devient aujourd'hui réalisable, a-t-elle plaidé.

Elle a terminé par ces mots, chaleureusement applaudis :

"je voudrais terminer par une note plus personnelle. Lorsque j'étais enfant, je vivais en Lorraine, à l'est de la France. Entre la guerre de 1870 et la Première Guerre mondiale, la Lorraine était une région allemande. C'était une région dont l'histoire brassait également le sang, les pleurs et l'espoir. C'est dans cette région que j'ai entendu pour la première fois l'hymne à la joie de Beethoven. Lorsque j'entends l'Hymne à la joie de Beethoven, je ressens une immense allégresse. Cette œuvre fut composée par le grand musicien à l'un des pires moments de son existence. Quasiment ruiné, atteint d'une surdité galopante, abandonné peu à peu par le public. Et pourtant, malgré toute cette adversité, jaillit de lui cette Neuvième Symphonie qui est devenu l'hymne européen. Une musique et des paroles de Schiller qui disent la force du peuple, et sa fraternité.

Le chemin que je vous propose pour cette nouvelle étape de la construction européenne est à l'image de cette Hymne à la Joie, composé par Ludwig von Beethoven. Une grande adversité, transcendée par le courage et la force de la fraternité avec un seul et unique but.
"Po
ur que le cité future oublie le temps des pleurs". Ainsi se conclut l'Hymne à la joie. Quel plus beau programme politique que celui là !"

 



Propos recueillis par Yann-Antony Noghès
Par MB pour Désirs d'Avenir 22
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Mardi 10 novembre 2009



Par MB pour Désirs d'Avenir 22
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Vendredi 6 novembre 2009

 



60 % des Français mécontents de la politique
de Nicolas Sarkosy !


Le retour de Royal

 

 


La cote de confiance de Nicolas Sarkozy est en baisse de 2 points pour atteindre 37%. Celle de François Fillon (39%) est en revanche en hausse.

 

Mitterrand en chute libre

La polémique sur la «mauvaise vie» de Frédéric Mitterrand vaut au ministre de la Culture une chute sans précédent dans le baromètre : 12 points en un mois. La chute est encore plus sévère chez les sympathisants de l'UMP ( 18) et chez ceux du MoDem ( 16). S'il a réussi à sauver les meubles médiatiquement, les dégâts sont plus importants politiquement.

 

Pas d'effets Le Pen

Tout en bas du classement, Jean-Marie Le Pen ne profite pas personnellement de la mauvaise séquence présidentielle. Malgré l'accumulation des polémiques (Roman Polanski, Frédéric Mitterrand, Jean Sarkozy...), le patron du Front national ne décolle pas, même si localement les dirigeants de l'UMP ressentent une poussée de l'électorat populaire en faveur du FN.

 

Le retour de Royal

Ségolène Royal serait-elle en train d'amorcer un retour en force ? En gagnant 3 points dans le baromètre de novembre, la présidente de Poitou-Charentes arrête une chute qui avait démarré au lendemain de sa défaite de mai 2007. Recentrée sur sa Région, moins pugnace sur les polémiques, mais toujours présente sur l'actualité sociale, Ségolène Royal s'est aussi détachée des batailles internes du Parti socialiste. Est-ce cette distance avec le PS qui lui permet de remonter ainsi, notamment à gauche ? En tout cas, elle redevient la personnalité de gauche la plus populaire parmi les sympathisants PS (55, + 4 points).

 

Pécresse séduit les Verts

La candidate UMP aux régionales d'Ile-de-France démarre sa campagne sous de bons auspices : + 4 points en un mois dans le baromètre. Les sympathisants UMP la soutiennent logiquement en nombre (46, + 7 points), mais le plus important pour la ministre, c'est la progression de sa cote chez les sympathisants des Verts : + 15 points ! De bon augure pour le scrutin de mars, à condition que ce regain de popularité se transforme en bulletins de vote.

 

 

 

Par MB pour Désirs d'Avenir 22
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Vendredi 6 novembre 2009


Quand les sondeurs menaient grand train à l'Elysée



 



 



«Libération» publie les listings des dépenses de la présidence de la République, en matière de sondages
et de conseils.
 Montants astronomiques, pertinence douteuse...
 

 


Des Gardes républicains postés sur le perron côté jardin du Palais de l'Elysée.
(© AFP Patrick Kovarik)
 

 
 
Le grand nettoyage. Pris en faute par la Cour des comptes il y a près de quatre mois sur ses manies en matière de sondages, la présidence de la République a décidé de rendre publique le nombre et les montants des enquêtes d'opinion payées en 2008 et 2009. Les documents que Libération.fr publie en exclusivité, sont présentés aujourd'hui dans un rapport du député PS Jean Launay en commission élargie à l'Assemblée nationale.

De gros budgets sondages... à la baisse

Les deux listes détaillent la répartition des budgets «études et sondages» de la présidence de la République: 3,282 millions d'euros en tout pour 2008 et près de 1,989 million prévus pour 2009 (1,724 million déjà dépensés au 29 octobre).

Trois acteurs se partagent le gâteau: le conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, via ses cabinets de conseil Publifact et Publiopinion (1,474 million en 2008 et 963 520 euros prévus pour 2009); l'institut de sondages Ipsos (889 824 euros en 2008 et 358 963 euros pour 2009) et un autre cabinet de conseil, GiacomettiPéron, de l'ex-dirigeant d'Ipsos, Pierre Giacometti, aujourd'hui conseiller auprès du président de la République (723 580 euros en 2008, 665 574 euros prévus en 2009).

Patrick Buisson et le chouchou Opinion Way

Le plus gourmand, c'était lui: Patrick Buisson, conseiller opinion de Nicolas Sarkozy. Désormais patron de la chaîne Histoire, filiale de TF1, l'homme est un ancien directeur du journal d'extrême-droite Minute, passé ensuite par Valeurs actuelles et LCI. Son principal fournisseur: l'institut Opinion Way. Près d'1,1 million d'euros pour 110 études facturées en 2008 à l'Elysée (24 autres études vendues près de 243 000 euros concernaient des sondages Ifop, BVA, CSA et Isama).

Depuis juillet, les dirigeants d'Opinion Way ne cessent de répéter qu'ils ont vendu l'an passé pour environ 190.000 euros d'études au cabinet de Patrick Buisson. Par conséquent, en 2008, rien que sur les sondages achetés à Opinion Way, Publifact a réalisé un bénéfice de près de 910 000 euros, soit une marge de 83%... Sollicité par Libération, Patrick Buisson a refusé de répondre pour justifier de ces sommes.

Une gratification difficile à justifier surtout qu'en juillet, la Cour des comptes a mis en doute la plus-value apportée par ce dernier. Les magistrats avaient révélé que les 41 sondages Opinion Way de type Politoscope facturés 392 288 euros par Publifact à l'Elysée ne faisaient apparaître «aucune différence» avec le baromètre du même nom publié par LCI et Le Figaro.

Pris le doigt dans le pot de confiture, l'Elysée assure avoir arrangé les choses. La liste 2009 montre que Patrick Buisson a arrêté de vendre des Politoscopes (à 9568 euros pièce) depuis le mois de mars. Selon Christian Frémont, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, depuis juillet, Patrick Buisson ne touche plus que 10 000 euros nets par mois pour ses prestations de conseil et ne s'occupe plus des sondages, «à sa demande».

Cette fonction relève désormais du directeur de la stratégie au Château, l'ex-publicitaire Jean-Michel Goudard. Reste que selon la liste 2009, Buisson, via sa nouvelle société Publiopinion, a continué a vendre à l'Elysée une dizaine de «baromètres» jusqu'à début septembre et vendus entre 9568 et 11 960 euros chacun.

Le gros lot d'IPSOS

L'autre larron à se tailler la plus grosse part du gâteau élyséen est l'institut Ipsos: 889 824 euros reçus en 2008 pour seulement 15 études, 357 963 euros pour 11 enquêtes jusqu'en juillet 2009. Loin derrière, on retrouve CSA (9 études pour un total de 56 810 euros), TNS-Sofrès (4 études pour 38 272 euros) et Ifop (4 études pour 9448 euros). Pour Ipsos, des enquêtes «baromètre confidentiel – image et action du Président» ont été vendues en moyenne 70 564 euros pièce pour un record à 81 328 euros. Des prix jugés astronomiques par le milieu.

D'autant que l'intitulé ressemble fortement au baromètre Ipsos-Le Point «Image de l'action du Président de la République», publié chaque mois. «Cela n'a absolument rien à voir, défend Jean-François Doridot, directeur général d'Ipsos. Pour Le Point, il s'agit d'une seule question sur le Président de la République. Pour l'Elysée, les questionnaires sont beaucoup plus longs, se déclinent sur une vingtaine ou une trentaine de domaines différents et nous apportons ensuite une synthèse et toute une série d'évolutions d'un mois à l'autre.»

Depuis le printemps, Ipsos réalise cette enquête dans le cadre du «baromètre de l'exécutif» commandé par le Service d'information du gouvernement (SIG). Un des sept marchés attribués en avril par cet organisme dépendant de Matignon et disposant, depuis 2009, d'un budget conséquent: 3,9 millions d'euros pour «analyse de l'opinion et des médias». Coïncidence ou pas, ces sept marchés ont été remportés par les mêmes instituts qui travaillaient en 2008 avec l'Elysée.

Les chers conseils de Giacometti

Troisième gagnant de l'affaire: l'ex-directeur d'Ipsos, Pierre Giacometti. Via sa société de conseil GiacomettiPéron, il a empoché près de 724 000 euros en 2008 et touché au total 665 974 euros pour des «activités de conseil» et de «stratégie politique». Le «périmètre» de son contrat ayant été revu à la baisse en mars pour des «raisons confidentielles», sa société touche désormais 43500 euros nets par mois.

L'ex-sondeur se défend d'avoir pu orienter les choix en sondage de l'Elysée vers ses anciens collègues d'Ipsos: «Il peut m'arriver de donner mon avis (...) mais je ne suis pas en lien direct avec les instituts, explique Pierre Giacometti. Je ne fais pas de recommandations régulières et fréquentes d'Ipsos à l'Elysée.»

Des sondages dans tous les sens...

Outre toute une floppée de «baromètres» (sur les «déplacements et initiatives du Président» ou sur «la confiance et l'actualité»), on retrouve dans ces listings toute une série de sondages divers commandés sans appels d'offres: «les déçus de Nicolas Sarkozy» (9568 euros), «la création d'une nouvelle promotion dans l'ordre de la légion d'honneur» (4784 euros), «la suppression du jour férié du 8 mai» (2392 euros), «l'observation d'une minute de silence dans les établissements scolaires en hommage au dernier poilu» (7176 euros).

Au vu des thèmes de plusieurs d'entre eux – «le climat politique en Ile-de-France» (15 548 euros) ou «le premier tour des élections municipales» (11 960 euros)–, on peut s'interroger sur la pertinence des commandes par le biais de l'Elysée et non du SIG.

Pour preuve, depuis 2009, ce type de sondages n'a plus lieu au Château. Avouant ces «anomalies», l'Elysée a lancé mi-octobre un appel d'offre pour trois «lots» et des enquêtes concernant exclusivement la mesure de «l'action de la présidence de la République».

Toujours pas de commission d'enquête

«Ce n'est pas tant que l'Elysée commande des sondages, a expliqué, sur LCI, Didier Migaud, président (PS) de la commission des finances, c'est tout le processus de fabrication de l'opinion, notamment en certaines périodes tout à fait particulières, juste avant les élections» qui pose problème. Donnant quitus à l'Elysée pour faire preuve de transparence, le député (PS) Jean Launay, rapporteur spécial de la mission Pouvoirs publics, compte bien «demander au gouvernement si ces dépenses ne sont pas reportées sur le budget du SIG».

Depuis juillet, le groupe socialiste à l'Assemblée nationale demande la convocation d'une commission d'enquête parlementaire sur le sujet. Depuis la dernière réforme constitutionnelle, l'opposition peut demander, une fois par session ordinaire, la mise en place d'une telle commission. Pour s'y opposer, la majorité doit réunir 3/5e des députés (contre une majorité simple avant la réforme), ce dont ne disposent pas l'UMP et le Nouveau Centre.

Problème: pour lancer la procédure, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP) doit s'assurer auprès de la Garde des Sceaux qu'il n'y a pas de poursuites judiciaires en cours sur le sujet. Or, selon le Canard Enchaîné, son courrier, envoyée le 5 août, est toujours sans réponse. Le temps sans doute que l'Elysée et Patrick Buisson aient mis de l'ordre dans leurs comptes...
Par MB pour Désirs d'Avenir 22
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Vendredi 23 octobre 2009

 

" Un jour, un destin":

les chiffres eux ne mentent pas



A la suite de la diffusion par France 2, le 20 octobre, de l'émission « Une vie, un destin » consacrée à Ségolène Royal, voici quelques précisions : sur les conditions dans lesquelles a été réalisé le film de Dominique Fargues ; et sur la signification réelle des chiffres d'audience brocardés par certains dont l'impénitente mauvaise foi n'est pas un scoop.

Commençons par le commencement : le choix des images, des thèmes et des témoignages ainsi que l'ensemble du scénario du film projeté sur France 2 relèvent de l'entière liberté de la réalisatrice. Et c'est très bien comme cela. A aucun moment, Ségolène Royal n'a été associée à ses choix (elle ne l'a d'ailleurs pas demandé) ni aucun membre de son équipe.

Nous avons tous découvert ce film sensible, honnête et souvent fort judicieux lors de sa diffusion télévisée.

Il n'a échappé à personne que l'angle privilégié par cette émission de Laurent Delahousse n'est pas l'exposition de propositions pour la France et que son sujet n'était pas le bilan des actions politiques de Ségolène Royal mais le récit de son trajet et l'évocation de cette part d'histoire personnelle dont tout engagement politique authentique est tissé. Les responsables du magazine de France 2 avaient annoncé un portrait, genre forcément personnel et subjectif. Ce fut le cas et cela nous va très bien.

 « Peopolisation ! » s'écrient comme un seul homme ceux qui sont les premiers à tirer la politique vers le bas, comme ils nous l'ont amplement démontré au cours de ces dernières semaines. Non. Juste une histoire humaine et éminemment politique, avec son lot de plaies et de bosses, de peines dépassées, de joies partagées et de volonté d'imaginer l'avenir.

Nous avons, pour notre part, revu avec émotion les images de grands moments que nous avons vécus ensemble. D'autres viendront, nous le savons. Venons-en maintenant à l'aplomb avec lequel quelques uns, paresseusement repris par beaucoup d'autres, s'efforcent de faire mentir les chiffres en présentant l'audience de cette émission comme « un flop », « un naufrage », « un enterrement » et autres bérézinas. France 2 reléguée ce soir-là à la 4ème place, voilà qui témoignerait de rien moins que la mort cathodique et politique de Ségolène Royal. Bigre !

Peu importe qu'à y regarder de plus près, rien ne vienne corroborer cette prophétie tant de fois ressassée. C'est le clou du fiasco qu'il s'agit d'enfoncer. Il faut les comprendre : cela fait si longtemps qu'ils en ont envie et que cela ne vient pas, si longtemps qu'ils s'échinent sans toucher au but, copiant-collant leurs fielleux arguments, faisant feu de tout bois, extrapolant sur les dîners en ville, tordant les faits à tel point que c'est devenu, chez certains, comme un réflexe pavlovien.

Alors il faut bien, au risque de lasser, rétablir la vérité des choses.

Oui, en diffusant « Les Experts » à la même heure, TF1 a fait cartons pleins (31,5%), comme d'habitude avec cette série-culte.

Oui, « Le Village français » sur France 3 a, une fois encore, suscité l'intérêt d'un public nombreux (15,3%).

Oui, l'excellent « Desperate Housewives » sur M6 a, sans surprise, attiré beaucoup de téléspectateurs (15%).

Oui, le match de Ligue des champions a, sur Canal Plus, mobilisé nombre de ceux qui vibrent pour le foot (7,5%).

Mais non, 2,27 millions de téléspectateurs fidélisés d'un bout à l'autre de l'émission et une part d'audience de 9,2%, ce n'est pas « un mauvais score », comme ils disent, c'est même – au regard des publics réunis par les émissions politiques, toutes catégories confondues – une performance !

Tous les observateurs le reconnaissent : les invités politiques les plus notoires, de gauche comme de droite, n'ont, ces derniers mois et pour les plus regardés d'entre eux, pas dépassé le plafond, d'ailleurs nullement déshonorant, de 7,1% de part d'audience. La moyenne des émissions politiques se situe en dessous de 5%.

Les meilleurs scores concernant des personnalités politiques ? Ce sont (si l'on excepte les prestations officielles du Président de la République quand il s'invite sur les chaînes de télévision) deux portraits diffusés dans l'émission de Laurent Delahousse : en premier, « Chirac intime » et en second, celui dont Ségolène Royal a fait l'objet, classement dont, vous en conviendrez, il n'y a pas lieu de rougir !

Nous ne sacralisons pas la mesure obsessionnelle de l'audience. Mais puisqu'on lui cherche querelle sur les chiffres, eh bien regardons-les en face et réjouissons-nous qu'ils témoignent, loin de la défection claironnée, du grand nombre de Français qui ont ce soir-là, en dépit de programmes très attractifs sur les chaînes concurrentes, choisi de regarder le film de Dominique Fargues sur Ségolène Royal et l'interview de Laurent Delahousse. Et cela, comme l'ont admis certains commentateurs, bien que la période, sans échéances électorales nationales à court terme, soit traditionnellement peu favorable aux émissions traitant de sujets politiques.

On peut, comme vous le voyez, donner des mêmes chiffres deux lectures opposées selon qu'on est a priori de parti-pris ou qu'on s'efforce à davantage d'objectivité. Alors merci à ces 2,27 millions de téléspectateurs que certains tiennent pour quantité négligeable !

Merci à toutes celles et à tous ceux qui nous ont dit avoir, comme nous, éprouvé devant leur écran la fierté d'un combat partagé.

N'écoutons pas ceux qui prétendent qu'il n'est de politique respectable que désincarnée et sèche.

Ceux qui opposent l'émotion et la raison, les sentiments et les convictions, les trajectoires personnelles et l'histoire collective.

Ceux qui nous voudraient plus conformistes, plus faciles à ranger dans leurs petites cases.

Continuons sereinement sur le chemin que nous avons choisi.

Fidèles aux idées et à l'espérance que porte Ségolène Royal.


L'équipe de Ségolène Royal

 
Jean Louis Bianco, Kamel Chibli, Dominique Bertinotti
de l'équipe de Ségolène Royal à la Fête de la Fraternité
de Montpellier avec les Costarmoricains Michel Bouichou
à gauche et Charly Koumba au milieu !
Par MB pour Désirs d'Avenir 22
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Jeudi 15 octobre 2009
 

" L'affaire Clearstream résulte d'une
"faute collective" des ministres

  Me J.P. Mignard,
LE MONDE avec AFP 
   
 
Parce qu'ils n'ont pas saisi la justice alors qu'ils ont appris que les listings bancaires étaient falsifiés, les ministres ont participé à une faute collective, a estimé mercredi 14 octobre Me Jean-Pierre Mignard, avocat de deux des parties civiles.

 
Au cours de sa plaidoirie pour le magistrat Gilbert Flam et le journaliste Edwy Plenel, Me Mignard a expliqué que les responsables politiques "n'ont pas respecté l'obligation qui leur était faite de saisir le procureur de la République au titre de l'article 40 du code de procédure pénale".

Cette disposition prévoit que "toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République". "C'est une faute collective de l'exécutif, divisé, harcelé, paralysé par des querelles internes, des querelles de pouvoir" à l'approche de l'élection présidentielle. "Plutôt que le jeu de la vérité, ils ont joué le jeu des rivalités", a poursuivi Me Mignard.


Selon lui, on ne peut reprocher à Dominique de Villepin, le principal prévenu, d'être complice de dénonciation calomnieuse, mais de n'avoir pas alerté la justice, tout comme ses collègues. Ainsi, Michèle Alliot-Marie et son directeur de cabinet à la défense, Philippe Marland, étaient tenus informés par le général Rondot de ses doutes puis de ses convictions sur la fausseté des listings. "Ni le ministre de la défense, ni son directeur de cabinet n'ont saisi le procureur. Ils étaient pourtant informés, très informés, sur-informés", a estimé Me Mignard.

De même, Nicolas Sarkozy, ministre de l'économie en juillet 2004 lorsqu'il a appris sa présence sur les listings, a-t-il manqué à sa charge selon Me Mignard. "Le ministre de l'économie savait mieux que quiconque qu'il s'agissait de faux et de dénonciation calomnieuse puisqu'il en était lui-même victime. Il ne réagit que comme victime, le ministre, lui, n'a pas la possibilité de tergiverser, M. Sarkozy a manqué aux obligations de l'article 40", a expliqué Me Mignard.

Dominique Perben, à l'époque ministre de la justice, "partisan d'une conception dirigiste de la justice", et le premier ministre Jean-Pierre Raffarin resteront eux aussi comme des "ombres" dans ce dossier.

Tout comme le général Rondot, "ce mélange débridé du docteur Watson et de l'inspecteur Clouzeau", le procureur général de Paris, Laurent Le Mesle, et le procureur Jean-Claude Marin, qui va requérir la semaine prochaine contre les prévenus du procès Clearstream, selon Me Mignard.

A l'époque, M. Le Mesle était directeur de cabinet du garde des sceaux, M. Marin, directeur des affaires criminelles et des grâces à la chancellerie. Le procureur de l'époque, Yves Bot, a lui aussi laissé l'affaire Clearstream prospérer, a soutenu l'avocat.

"Si nous avions eu un parquet indépendant, nous n'en serions pas là, a jugé Jean-Pierre Mignard. Dans la hiérarchie judiciaire, plus on monte et plus le cerveau judiciaire disparaît au profit du cerveau politique."



Jean-Pierre Mignard et Ségolène Royal sur le plateau
de l'émission du Grand Jury RTL-LCI Dimanche 11 Oct 2009

Photo : Razak

Par MB pour Désirs d'Avenir 22
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Vendredi 9 octobre 2009


Népotisme et provocation




Michèle Delaunay dénonce comme scandaleuse et népotique la proche nomination de Jean Sarkozy, 23 ans, à la tête de l'Etablissement public d'aménagement du plus gros quartier d'affaires européen, La Défense.


Jean Sarkozy vient de finir sa deuxième année de droit et n'a à cette heure aucun diplôme connu.


Cette nomination est une démonstration supplémentaire de l'absence de toute mesure du pouvoir UMP et du Président de la République.


Jusqu'où ira-t-on dans la collusion entre le pouvoir et le monde de l'argent et des affaires ?

Jusqu'à quand tolérera-t-on cette absence totale de gêne, tout autant au travers des projets de loi qui nous sont imposés en urgence comme celui concernant les jeux d'argent, que dans les nominations, qui n'ont d'autre justification que l'intérêt de personnes, de familles ou de clans ?


L'élément déterminant n'est en aucun cas la valeur des hommes, leur formation, leur mérite, leur expérience, leur talent, mais le choix d'un seul, pour son intérêt ou pour son caprice.


Que peuvent penser aujourd'hui les jeunes diplômés qui, à l'âge de Jean Sarkozy, investissent toutes leurs forces dans des études difficiles et compétitives sans trouver de débouchés professionnels ?

Ce n'est donc pas, contrairement au titre d'hier du Monde, pour tous que « Le diplôme est le sésame de la réussite ».


Comment cette nomination peut-elle ne pas être ressentie par les jeunes français qui connaissent aujourd'hui, pour près de 25% d'entre eux, chômage et désespérance, comme une provocation ? Décidément, ce gouvernement est celui du cynisme et de l'absence de gêne sans laquelle
il n'y a pas de plaisir.
 

Où est la promotion du travail et de l'effort ? Où est la prise en compte du mérite ?


Un élu socialiste ne peut accepter sans révolte cette nomination ni la gravité de sa signification.

Espérons que l'opinion publique, alertée, réagira à cette information avant qu'elle ne soit définitivement entérinée.










Michèle Delaunay
Député PS de Gironde



Lire aussi l'article :


par Jean-Louis Bianco

Par MB pour Désirs d'Avenir 22
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Ecologie

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